La psychothérapie analytique que j’ai suivie  avec Elisabeth Bocquet à Rennes et Alain Delourme à Paris m’a ouvert les yeux sur mes émotions refoulées. Je souffrais en silence d’un mal être qui m’était inconscient.
La psychothérapie est devenue essentielle dans ma vie, elle m’a passionnée, je découvrais la force de l’inconscient. Je dévorais les livres qui parlaient du développement de l’enfant. Donald Winnicott a toujours une place primordiale dans ma compréhension des besoins de l’enfant mais aussi des notions de faux self et de vrai self, d’objet transitionnel. La psychanalyse bien sur avec Freud et Jung pour ne citer qu’eux, avec l’inconscient pour le premier et les notions d’Anima (partie féminine de l’homme) et d’Animus (partie masculine de la femme) pour le second, pour ne citer que ces fondamentaux. Ce qui m’a peut-être encore le plus subjugué est le Transfert, positif et négatif. C’est comme si les émotions refoulées du passé reprenaient vie sans que l’on fasse le lien avec justement le passé que l’enfant en nous a vécu.

Les livres m’ont vraiment aidée, à certains moments, à mettre des mots sur mes ressentis. Alice Miller les mit sur ‘la souffrance muette de l’enfant’. Je me rapprochais petit à petit de mon enfant intérieur. Moussa Nabati a beaucoup écrit sur l’enfant intérieur. Je ne cessais d’être passionnée par la psychologie, la psychanalyse, l’inconscient et sentais qu’un jour je changerais de métier (j’étais photographe/vidéaste et diplôme Maîtrise en histoire de l’art).
Je m’inscrivis en psychologie à la faculté de Rennes 2 et obtins un diplôme d’études universitaires générales et à Paris 8 en Pratiques Cliniques et art visuels, diplôme d’études supérieures universitaires avec un stage dans un IME (institut médico éducatif) auprès de jeunes en grande difficultés.
Je trouvais ma voie/voix. Après une vingtaine d’années de recherches intellectuelles et émotionnelles, j’ai ouvert mon cabinet. Je voulais aider les personnes à découvrir leurs potentiels.